L’art et la folie font-ils bon ménage ? Diderot déclare : il n’est pas de grand artiste sans un coup de hache à la tête. L’exposition viennoise ne cherche pas à résoudre cet ancien mythe mais questionne la représentation de la folie et la production artistique des aliénés au 20ème siècle. Partant de l’iconographie réunie autour des hystériques, des livres publiés sur Wölfli où des dessins des malades mentaux, les organisateurs offrent un large choix d’oeuvres (350). Les expressionnistes allemands (Kirchner, Heckel, Dix…) et Egon Schiele côtoient les artistes de l’asile de Gugging, Louis Soutter ou Artaud. Les peintres surréalistes, fascinés par “l’incontrôlé” (Ernst, Dali, Masson) sont suivis par ceux qui s’inscrivent dans l’expression de l’immédiat comme Dubuffet, le groupe Cobra ou Rainer.
Art et folie encadré i
Art brut et art psychopathologique