Il serait facile de balayer du revers de la main la réflexion de Jean-Philippe Domecq sur l’art contemporain. Certes, l’auteur abuse souvent du sarcasme facile ou de la description réductrice. Cependant, de temps à autre, il fait mouche. Ainsi, on peut admettre que l’art qui se nourrit uniquement de l’art risque de se mordre la queue ou qu’une non-figuration qui ne se renouvelle guère devient une forme de maniérisme. Les choses se gâtent toutefois quand l’auteur prolonge cette réflexion et affirme que la même abstraction a épuisé toutes ses ressources et qu’elle est définitivement condamnée. Entre critique et prophétie, il y a un pas à ne pas franchir. Jean-Philippe Domecq, Une nouvelle introduction à l’art du XXe siècle, Flammarion, 260 p, 22 E.