légendes pour LE RÉVEIL DE LA MATIèRE

p.20 :

Naum Gabo (1890-1977). Tête construite n° 2 (vers 1916-1923). Matière plastique : 43,2 x 31 x 31 cm. Dallas Museum of Art, Dallas.

Le visage ne cache plus de secrets. Devenu un objet comme un autre, il laisse la lumière le traverser grâce à la transparence de sa matière.

Pablo Gargallo (1881-1934). Arlequin à la flûte (1931). Fer : 98 x 42,5 x 41 cm. Musée national d’art moderne, Paris.

Le corps humain devient une armature, le volume est remplacé par le creux.

Anthony Caro (né en1924). Shuttle (la Navette) (1974). Acier rouillé et vernis : 195 x 241 X 245 cm. Musée des Beaux-Arts, Calais.

Réalisée à partir de grandes feuilles d’acier laminé et de cinq plaques oblongues qui se détachent, cette “navette” atteint un équilibre en évitant tout sentiment de lourdeur.

p.22 :

Claes Oldenburg (né en1929). Pink Cap (1961). Peinture à l’émail sur mousseline plâtrée (sur une structure en fil de fer) : 86 x 97 x 21 cm.

Cet oeuf sur le plat géant, réalisé par l’artiste en tissu de polyuréthane cousu et bourré de mousse synthétique, est un gadget ironique qu’il affectionne. Désacralisés, dénaturalisés, les étalages de “fast-food” qu’il fabrique en mousseline, vinyl ou capoc donnent aux salles des musées des allures de cafétéria.

Eduardo Chillida (né en 1924) Ikaraundi (1957). Bronze : 37,5 x 153,5 x 72,5 cm. Musée de Grenoble, Grenoble.

Les barres et les plaques s’assemblent dans cette oeuvre pour tracer une sorte d’écriture dans l’espace, proche de la calligraphie.

Richard Serra (né en1939). Clara-Clara (1983). Acier corten : deux courbes de chacune 340 x 3690 cm. Fonds national d’art contemporain, Paris.

Les deux segments coniques inversés, roulés, posés au sol par l’artiste Serra en 1983, rendent hommage à l’usure du temps.