Aujourd’hui, “Une histoire parallèle”, deuxième volet de cette exposition, présente non des écoles, mais, plus modestement, des artistes et des thèmes. Fausse modestie, car en réalité il s’agit d’histoires parallèles plutôt complexes, où se conjuguent les oeuvres d’artistes au parcours parfois solitaire. “Le peintre et son modèle” offre une version parfois inquiétante du rapport traditionnel entre le créateur et son référent (voir les pantins pendus (crucifiés ?) aux chevalets de la “Parodie grave”, (1979) d’Hélion). “Figuration-défiguration” présente le duel désuet figuratif-abstrait (voir la chair déchirée et rassemblée en un “Nu” (1971) par Rebeyrolle). Dans “La peau de l’oeuvre”, la main se tend vers les craquelures noires de Burri, vers les épaisses textures de Tàpies, d’une tactilité extrême. Dans “Le signe et l’écriture” et “Le geste et la couleur”, des artistes aussi divers que Michaux et ZaoWou-Ki, Bazaine et Vieira da Silva partagent des préoccupations plastiques communes. Plaisirs de la matière, plaisir de voir, le titre de la dernière rubrique, “Le lieu de la peinture”, aurait pu être celui de l’exposition entière. “Manifeste. Une histoire parallèle”. Centre Pompidou. 23 septembre-13 décembre. Voir aussi le riche programme des films concernant les artistes participants à cette manifestation.
'Manifeste, Une histoire parallèle' : la modernité en archipel
Histories parallèles en peinture contemporaine
Exposition — 1992- Le centre Pompidou se vide afin de mieux présenter ses collections contemporaines (1960-1990). L’exposition ”Manifeste” était un catalogue de tous les mouvements baptisés par l’histoire de l’art comme “avant-garde”, une succession impeccable et froide d’oeuvres vieillies prématurément